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La boule glisse lentement le long du tube. Elle dévoilera bientôt le nom du coupable. Sur les écrans apparaissent les images du crime qu’il n’a pas encore commis. La division « précrime » observe : elle doit identifier les lieux et s’y rendre pour appréhender l’individu avant son passage à l’acte. Cette scène du film Minority Report n’est pas si irréaliste.

Prévoir le crime, un objectif que poursuivent des polices du monde entier depuis les années 1980, est devenu envisageable grâce aux outils fournis par la géographie. Mais alors que le film de Steven Spielberg met en scène des enquêteurs qui connaissent le malfaiteur et ignorent le lieu de son forfait, la géographie propose l’inverse : cerner les « lieux du crime » pour éviter qu’il se produise ou pour mieux appréhender ses auteurs.

La technique du « hotspot »

A cette fin, des logiciels géolocalisent les délits et crimes passés, confirmant au passage un constat empirique simple : le crime est géographiquement concentré. Pour rappel, parmi les premières études menées sur cette question, on apprenait qu’en Australie, moins de 2 % des boutiques regroupent 70 % des vols à l’étalage ; et qu’aux Etats-Unis, 65 % des vols de magasins ouverts la nuit touchent seulement 6,5 % des établissements.

La géolocalisation de toutes les infractions permet d’identifier des points où l’on pourra intensifier le travail de police : c’est la naissance de la technique du hotspot (« point chaud »). Elle se heurte toutefois à quelques écueils : bâtie uniquement à partir de statistiques du crime, elle n’en recherche pas les causes et peine à anticiper son déplacement vers d’autres zones. En savoir plus …

 

A cette fin, des logiciels géolocalisent les délits et crimes passés, confirmant au passage un constat empirique simple : le crime est géographiquement concentré. Pour rappel, parmi les premières études menées sur cette question, on apprenait qu’en Australie, moins de 2 % des boutiques regroupent 70 % des vols à l’étalage ; et qu’aux Etats-Unis, 65 % des vols de magasins ouverts la nuit touchent seulement 6,5 % des établissements. La géolocalisation de toutes les infractions permet d’identifier des points où l’on pourra intensifier le travail de police : c’est la naissance de la technique du hotspot (« point chaud »). Elle se heurte toutefois à quelques écueils : bâtie uniquement à partir de statistiques du crime, elle n’en recherche pas les causes et peine à anticiper son déplacement vers d’autres zones.